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    Hubert Robert et la Bastille dans les premiers jours de sa démolition

     

    Hubert Robert (1733-1808), La Bastille dans les premiers jours de sa démolition, 15 juillet 1789, Paris, musée Carnavalet, © Musée Carnavalet/ Roger-Viollet

    Hubert Robert est né en 1733 à Paris et mort en 1808, il poursuit des études classiques chez les jésuites, au collège de Navarre, puis des études de peinture, agrémentées d’un voyage en Italie, à partir de 1754, avec passage par Rome, Naples (il réalise des études pour ses capricci, paysages imaginaires à l’antique).

      

    De retour en France en 1765, il entre à l’Académie, prépare les bâtiments royaux du Trianon. Pendant la Révolution, il est arrêté et détenu en 1793 puis libéré à la chute des thermidoriens, il est chargé de la mise en place d’un musée national.

    Cette peinture montre une dernière fois la Bastille avant la démolition.

    La forteresse fut démontée dès le 15 juillet 1789, semble-t-il par un entrepreneur privé.

    Les pierres furent vendues comme souvenirs de l’événement.

      

    Des maquettes, des reproductions de la Bastille dans une pierre de la Bastille devinrent à la fois objet de culte et objet d’un commerce fructueux.

      

    Un exemplaire fut envoyé à chaque département de France.

      

    L’une d’entre elles est visible aujourd’hui au musée Carnavalet.

    Des parties servirent aussi à construire le pont de la Concorde.

    Disparue du paysage visible, la Bastille gagne le paysage mémoriel.

    La Fayette, l’homme de l’indépendance américaine, expédia à George Washington une clé de la forteresse.

      

      

      

    La démolition :

    La Bastille coûtait très cher au roi (entretien des médecins, chirurgiens, apothicaires, aumôniers, sages-femmes etc). Necker avait déjà fermé, en 1784, le donjon de Vincennes pour raison d’économies et songea à supprimer la Bastille. Sa destruction, après le 14 juillet 1789, fut donc une sérieuse économie pour le Trésor. N’allez pas croire que sa destruction fut complète dès le 14 juillet 1789. Plus de 800 ouvriers furent employés à cette démolition (avec un salaire de 45 sous par jour, une misère…).

    La Bastille en Kit :

      

    Le tracé

    Il ne reste plus rien de la Bastille. Il est possible de suivre actuellement le contour de la célèbre forteresse aux débouchés de la rue Saint Antoine et du boulevard Henri IV où il est caractérisé par un pavage spécial que l’on retrouve également dans la station du métro (ligne 5). Pour faciliter la chose, un plan est apposé sur la façade du n°3 de la place de la Bastille. Sinon, des plans plus détaillés se trouvent à la BNF.

    L’entrée
     

    L’entrée de la Bastille était située rue Saint Antoine, presque en face de la rue des Tournelles, à hauteur du n°5. Récupérez les clefs au Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné.

     

     

    Le pont de la Concorde

    Ce pont est l’œuvre de Perronet. Commencé en 1787, il a été achevé en 1790 par l’utilisation de la majorité des pierres provenant de la démolition de la Bastille. Entre l’ancienne place de la Révolution et l’Assemblée Nationale, le pont de la Concorde devait permettre aux parisiens de fouler ce symbole de l’arbitraire royal.

    Partez en province


    L

    Le citoyen Palloy a fait fabriquer, à l’aide des pierres, 83 maquettes de la prison qui furent envoyées en province, à raison d’une par département, dans le but d’y perpétuer l’horreur du despotisme. La plupart des maquettes ont été perdues ou détruites. Mais allez savoir ce qui se passe dans certains greniers de famille. Sinon, faites un tour au musée de la révolution à Vizille. Vous trouverez certaines maquettes et quelques tonnes de pierre.

    Dans le Marais
    L’atelier de Patrick Desserme (dernier bombeur de verre de Paris au

    17 rue du Pont au Choux)

    a été construit à partir des pierres qui proviennent de la démolition

     

    (voir les images).  

     

     

     

     

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    La rose, reine des fleurs

    Dans nos vases, dans nos jardins, les roses sont un éternel enchantement, un plaisir décliné à l'infini. Envoûtantes, elles inondent le monde occidental de leurs couleurs et de leurs senteurs et ce depuis fort longtemps. Car cette fleur que l'on dit si fragile, si délicate résiste fièrement, depuis plus de quarante millions d'années, aux vents, aux soleils, aux changements de climat. Si nous l'écoutions, elle nous conterait les chasses aux mammouths, l'Egypte des sarcophages, les grandes festivités des " Rosalia " romaines,… Elle se nommait alors églantine, fleur sauvage à cinq pétales dont descendent toutes les roses. 


     Puis après quelques siècles d'oubli, elle gagna sa place dans le monde chrétien. Les espèces se diversifièrent, certaines, dont Rosa Gallica 'Officinalis' et Rosa Damascena (Rose de Damas), furent ramenées dès le XIIe siècle d'Orient dans les bagages des croisés. Cultivée alors par les moines pour ses vertus médicinales, par les seigneurs pour le plaisir, la rose fleurit aussi dans l'âme des écrivains, des poètes qui chantèrent sa beauté et sa fragilité ; elle inspira également la main des artisans, devenant rosace au mur des cathédrales, branches sculptées,…

    Au XVIIe siècle, ce fut au tour des naturalistes de lui prêter une attention toute particulière. Sous l'impulsion du commerce, du développement de la botanique et de l'esprit de collection, de nouvelles espèces venues de Chine, dont la rose thé, entrèrent dans les collections de la bourgeoisie et les jardins royaux. Rosiéristes et obtenteurs de roses s'y installèrent et oeuvrèrent à la création de nouvelles espèces.

    Il fallu cependant attendre le XIXe siècle pour que la rose se démocratise. Alors, elle se multiplia, adopta, par l'hybridation de différentes espèces, des formes, des couleurs et des senteurs toujours plus étonnantes. Nul ne sait exactement le nombre de ces rosiers que nous appelons aujourd'hui " anciens ". Des milliers, assurément. Au début du XXe siècle, le rosiériste Jules Gravereaux réunit en la Roseraie de l'Haÿ toutes les espèces connues du genre Rosa, soit près de 8.000 espèces anciennes. Vinrent s'ajouter les rosiers " modernes " au port plus compact, plus résistants aux maladies, portant de juin à octobre une succession de fleurs raffinées aux riches coloris bien que souvent beaucoup moins odoriférantes.

    Aujourd'hui encore, les rosiéristes rivalisent d'imagination pour chaque année créer de nouveaux cultivars. A l'exception du bleu, la palette passe du rouge écarlate au jaune éclatant, incluant toutes les teintes de rose. Et s'ils ne faisaient jusqu'alors pas grand cas du parfum, ils se sont largement amendés, proposant de plus en plus de variétés pouvant sur ce point concurrencer les plus belles roses anciennes.

    Symboles de beauté, d'amour, de pureté, les roses continuent à exercer leur charme délicat. Qui d'ailleurs n'a jamais succombé à la tentation de les accueillir sur leur terrasse ou dans leur jardin ? A celles et ceux qui hésiteraient, sachez que la reine des fleurs s'accommode dorénavant de tous les jardins et que nombreuses sont les espèces ne réclamant que très peu de soins. Le plus difficile est sans conteste de choisir !

      

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    Elisabeth Vigée-Lebrun est née le 16 avril 1755 à Paris

    et morte dans la même ville le 30 mars 1842.

    Peintre française, elle était considérée comme une grande portraitiste.
    En 1770,Elisabeth a quinze ans.

    Sa famille s'installe rue Saint-Honoré, face au Palais-Royal.

    Louise Élisabeth s'établit comme peintre professionnelle et les commandes affluent.

    En 1775, Elisabeth a 20 ans....

    le 7 août, Louise-Élisabeth Vigée
    épouse
    Jean-Baptiste-Pierre Le Brun

    De toutes part les commandes de portraits affluaient
    Elisabeth avait horreur des costumes de l'époque, aussi lorsqu'elle obtenait la confiance de ses modèles, elle les drapait à sa fantaisie.
     

    Elisabeth écrivit à propos de Marie-Antoinette:

    « Ce qu'il y a de plus remarquable dans son visage, c'était l'éclat de son teint. Sa peau était si transparente qu'elle ne prenait point l'ombre. Aussi les couleurs me manquaient pour peindre cette fraîcheur, ces tons si fins que je n'ai retrouvé chez aucune autre femme. »
     

    Elisabeth Vigée Le Brun
    sera reçue à
    l'Académie royale
    de peinture et de sculpture
    le 31 mai 1783
     

    Pendant l'été 1789, Élisabeth Vigée-Lebrun se trouve à Louveciennes chez
    la comtesse du Barry,
     

    lorsque les deux femmes entendent le canon tonner dans Paris
    L'artiste vivra en exil pendant 12 années parcourant toute l'Europe.

    Elle séjournera
    à Florence, Rome, Naples,Venise,
    Vienne, Berlin,
    et Saint-Pétersbourg, où elle fera un séjour de plusieurs années favorisé par des commandes de la haute société russe.
    En 1800 également, elle est rayée de la liste des émigrés et peut rentrer à Paris,
    chose qu'elle ne fera que deux ans plus tard.

    En 1805 elle peint Caroline Murat, une des sœurs de Napoléon, et cela se passe mal :
    « J'ai peint de véritables princesses qui ne m'ont jamais tourmentée et ne m'ont pas fait attendre. »
    En 1808,
    Élisabeth Vigée-Lebrun a 53 ans.

    Elle vit entre Paris, où elle tient salon,
    et Louveciennes où elle a une maison de campagne.
    Son mari meurt en 1813,

    sa fille en 1819

    et son frère Étienne Vigée en 1820.
    Elle s'éteint à Paris à son domicile le 30 mars 1842
    et est enterrée au cimetière
    de Louveciennes,
    avec pour épitaphe
    « Ici, enfin, je repose ... ».

     

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