• Ecole de Rosalba CARRIERA (XVIIIe siècle)

    Portrait de jeune femme au singe

     

      

    Pourquoi le XVIIIe siècle ?

    Siècle des Lumières, le XVIIIe siècle affirme une ouverture des esprits et un engouement pour la réflexion philosophique.

     

    C’est également un siècle fondamental pour la peinture française qui s’articule autour de trois courants picturaux : le rococo, le néo-classicisme et le romantisme.  

     

    roslin

    Femme ornant la statue de l’Amour – Ecole d’Alexandre Roslin : Galerie Clostermann

    Le rococo : l’illusion d’une société légère, gaie et décomplexée

    Alliance du style rocaille français et du baroque italien, le rococo se détache de l’austérité du classicisme pour plus de légèreté, de fantaisie et de gaieté. Dans un contexte incertain où la société fuit une réalité dérangeante, le rococo joue le maître de l’illusion. Fortement inspirée du théâtre, la peinture met en scène une société qui s’adonne aux plaisirs du corps et de l’esprit. Les fêtes galantes de Versailles font partie des thèmes de prédilection des peintres français. Watteau, Boucher, Fragonard théâtralisent un monde non pas réel mais idéalisé. L’Arcadie, les sujets galants, érotiques et libertins sont typiques du rococo imaginaire et fantaisiste.

     

     

     

    Le XVIIIe siècle est, selon l'expression consacrée, le "siècle des Lumières".

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    Ces belles lumières éclairent l'entendement humain depuis l'Antiquité et ne sont jamais aussi brillantes qu'au temps de Louis XV.

    Michelet aurait ouvert un cours au Collège de France par ces paroles :

      

    "Le Grand Siècle, messieurs, je veux dire le XVIIIe..."

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    Tout au long de son existence, l'humanité s'est principalement occupée de son esprit et de son âme. D'où la place que tiennent les lettres, les arts et la religion, instruments majeurs de la connaissance spirituelle.

     

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    A la fin du siècle des Lumières, l'Europe parle français, sachant ou sentant que cette langue est la plus apte à explorer l'inconnu.

    Certes, le XVIIIe siècle se tourne également vers les sciences et découvre avec enthousiasme la notion de progrès, tant dans le domaine de la science que de la technique.

     

      

    Mais il restera pour toujours ce siècle de "la douceur de vivre" dont parle Talleyrand, douceur de vivre à laquelle contribuent maintes femmes, célèbres ou non, qui dansent, sans le savoir, au bord d'un volcan.

     

     

    Personne ne peut rester neutre face au règne de Louis XV car on y voit poindre la Révolution, dont la France est aujourd'hui l'héritière. D'où par exemple le contraste très vif entre les jugements portés depuis plus de deux siècles sur Louis XV et Louis XVI, sur Mme de Pompadour et Marie-Antoinette.

    Siècle intéressant qui, en dépit de son apparence aimable et frivole, est traversé de tensions violentes, de rancoeurs et de haines.

      

    Les témoignages d'époque sont marqués, plus fortement que jamais, par des préventions, et certains Mémoires sentent parfois le règlement de comptes. Les pamphlets, utilisés comme moyen de déstabiliser l'autorité royale, multiplient les accusations invérifiables, souvent calomnieuses.

     

      

      

    On peut donc trouver dans les textes tout ce qu'on veut et son contraire, le meilleur comme le pire et il est malaisé de faire le tri, d'autant que sur le XVIIIe siècle, les documents abondent, les travaux des historiens aussi.

    Ces textes fournissent en tout cas une mine de détails pour celui ou celle qui cherche à retrouver les façons de penser, de sentir et de vivre d'autrefois.

      

    Vie quotidienne anecdotique, dirait l'Histoire majuscule. Voire…

    "L'Histoire se sert de tout, d'une note de marchand, d'un livre de cuisine, d'un mémoire de blanchisseuse" écrit George Sand dans Histoire de ma vie.

      

    Et Taine regrettait que l'Histoire entrât trop dans les salons et pas assez dans les cuisines. Rien n'est insignifiant, ni la mode, ni les anciennes recettes de beauté, ni les us et coutumes.

      

    Mais, comme le dit si bien Daniel Roche, "nous ne pouvons juger alors qu'avec les yeux d'alors"...

      

      

    Remarque : les textes anciens font partie du domaine public.

     

     

    Il en est des même des illustrations.

      

    Si vous jugez toutefois que l'une d’entre elles ressort du domaine privé, je vous prie de m’en informer.

    Les citations d’ouvrages récents sont données avec leurs sources.

      

    Nul n’est censé ignorer le code de la propriété intellectuelle.

      

    Si vous remarquez une faute de frappe, merci de me le signaler.

    Ceci dit, je vous souhaite une belle promenade dans les bois de naguère...

     

     

    http://femmedeslumieres.canalblog.com/

     

     

     

     

     

     

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