• Maurice QUENTIN de LA TOUR - artiste peintre du XVIIIè siècle

     

     

     

     

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    Maurice Quentin Delatour, plus communément appelé Quentin de La Tour, né le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin, décédé le 17 février 1788 dans la même ville, est un portraitiste pastelliste français (ne pas confondre avec Georges de La Tour, peintre du siècle précédent, ni avec Henri Fantin-Latour, peintre du siècle suivant.)

    Image IPB

     

    Louis XV, dessin préparatoire

     

    Issu d'un milieu cultivé, son patronyme originel est « Delatour » que l'usage déforma en « de La Tour ».

    Il part à Paris entre 1719 et 1722 dans une petite académie de peinture. À partir de 1722, il s'installe comme peintre. Il rencontre Louis Boullongne et Jean Restout, ce dernier ayant une grande influence sur lui. En 1735, il peint le portrait de Voltaire au pastel, ce qui lui assura une grande renommée. A son apogée, il a réalisé différents portraits de Louis XV de sa famille et son entourage, devenant ainsi, après Jean-Marc Nattier un artiste en vogue.

     

    Il est surnommé alors « le prince des pastellistes » , technique qui devint à la mode à partir de 1720 notamment, à cause des progrès dans la production du verre plat. En effet, le pastel est une poudre colorée déposée sur papier, parchemin, vélin ou soie, qui doit être protégée de tout contact. A sa maturité, Latour est un excellent dessinateur, il acquiert une remarquable maitrise du portrait au pastel (il applique méthodiquement un ensemble de règle de cadrage, d'éclairage, de composition). Son succès fut incontesté, la critique unanime, à tel point qu'il sera pris d'une certaine mégalomanie et rêvera de faire du pastel la technique dominante du portrait (il cherche notamment à faire de très grands formats par collage, concentre sa clientèle sur les plus hauts personnages de l'époque, monopolise le pastel dans le cadre de l'Académie royale ).

     

    Portrait d'une inconnue

     

    Il tentera de fixer le pastel pour le rendre aussi durable que l'huile (la fixation du pastel se faisait avec des laques ou des vernis : elle porte toujours atteinte à "la fleur du pastel", sa surface mate qui accroche la lumière). Son perfectionnisme méticuleux lui vaudra d’endommager certains de ces portraits. Il se permettra des provocations répétées (notamment le portrait d'un esclave noir nostalgique de son pays au milieu des plus hauts dignitaires) et affirmera souvent sa sympathie pour les idées philosophiques.

     

    A la différence de sa devancière Rosalba Carriera qui produisit des allégories et des portraits, il est exclusivement portraitiste. Contrairement à Jean-Baptiste Perronneau, artiste sensible et ouverte à la recherche et qu'il considère comme un rival, il est exclusivement pastelliste. En 1750, il est nommé conseiller à l'Académie royale de peinture et de sculpture.

     

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    VOLTAIRE

     

    A la fin de sa vie, il perdit ses facultés. Son caractère ne l'avait pas conduit à transmettre ses connaissances. C'est sans doute Adélaïde Labille-Guiard qui, à la génération suivante, conservera le mieux son enseignement. Néanmoins, lors des nostalgiques retours en grâce du siècle des Lumières, Latour sera recherché des plus grands collectionneurs (Wildenstein, Gulbelkian, Getty, etc.). À la fin du XIXème siècle, beaucoup de pastels lui étaient aveuglément attribués.

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    Portrait de Marie Leczinska, reine de France (1748)

     

     

    Indépendamment du personnage représenté, les portraits de Latour virent leur valeur fluctuer considérablement. Payés des fortunes de son vivant, ils devirent invendables après la Révolution car sa technique, le choix des sujets tout comme sa personnalité en faisaient un artiste partisan. Il n'en reste pas moins vrai que la grande rétrospective, organisée à Versailles en 2004 pour le 300ème anniversaire de sa naissance, a mis en évidence une remarquable cohérence stylistique et une incontestable maîtrise technique, qui le placent au premier plan de l'art européen sous Louis XV.

    Œuvre :

    Maurice Quentin de la Tour est facilement identifiable, généralement traités en grand format le sujet est bien placé dans la lumière, toujours de façon à estomper les disgrâces, toujours le coin des lèvres relevé pour évoquer un sourir, le regard est toujours franc et les carnations parfaites dans leurs teintes et leurs nuances.

    Marie-Anne de Cupis,

     

     

    Sa technique évoluera peu, plus ou moins estompées selon les périodes.

    Un élément important de sa méthode est la préparation du portrait qui se fait par des croquis rapides au pastel, généralement en série, destinés à trouver le cadrage et l'éclairage qui met le mieux en valeur son sujet.

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    Marie Fel

     

    La série des préparations pour le portrait de la Pompadour est édifiante de savoir faire. Souvent seules ses préparations sont conservées.

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    Madame de Pompadour

    De même ses thématiques sont récurrentes : lui-même (série continue d'autoportraits), les grands de ce monde, les artistes et comédiens, les religieux et intellectuels.

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    Louis XV

    Parmi les portraits célèbres de Maurice Quentin de la Tour, citons : Voltaire, Jean le Rond d'Alembert, Jean-Jacques Rousseau, Louis XV, la dauphine Marie-Josèphe et Madame de Pompadour

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    Marie Josèphe de SAXE

     

     

     

    Les figures de Maurice Quentin Delatour

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    Madame FAVART

     

    Dans le domaine de la peinture, le 18ème siècle voit le déclin de la hiérarchie des genres au sommet de laquelle régnait la peinture d'histoire et religieuse. Apparaît alors l’idée que l’être humain est ce qu’il y a de plus difficile à dépeindre. Maurice Quentin Delatour (et non de La Tour car il n’a jamais été noble) sera un des plus grands peintres de ce siècle et consacrera toute son œuvre à faire des portraits aux pastels.

    Image IPB

    Quentin-Latour (comme le surnomment les historiens pour le distinguer rapidement de Georges de La Tour) va exceller dans le rendu des regards qui transpercent littéralement la face de ses modèles.

    La force de ces regards vient qu’ils dépassent largement les seuls yeux.

    Tout se concentre du front au menton. Le reste (cheveux…) n’a que peu d’importance.



    Les portraits de Quentin-Latour sont vifs et pétillants. On peut aisément se douter en voyant les dessins préparatoires (ici Madame de Pompadour - cliquer sur l’image pour découvrir le tableau achevé) et les tableaux terminés (ici Jean Restout - cliquer sur l'image pour voir le tableau entier) le perfectionnisme du peintre. Il sait que la moindre ombre, tracée en plus ou en moins sur les lèvres, les paupières, les joues ou le menton, peut bouleverser du tout au tout l’expression de la personne réelle qu’il a voulu portraiturer.


     

    Il est reçu en 1746 à l'Académie, et sa virtuosité de dessinateur lui attire très vite la célébrité

    Ses nombreux portraits sont ceux de tout ce qui comptait à l'époque

    Ami des philosophes et des savants, il fait de sa maison d'Auteuil le rendez-vous des beaux esprits

    Mais bien qu'il soit la coqueluche de la Cour et pensionné par Louis XV, il n'est pas un courtisan

    Son impatience d'artiste et son mauvais caractère le font même frôler le lèse-majesté, et il exige que plus les « portraiturés » sont riches, plus ils paient

    Avec les sommes considérables qu'il reçoit, il crée des fondations d'intérêt public, des Prix à l'Académie, une donation pour les jeunes femmes en couches de St Quentin, ainsi qu'une école de dessin gratuite

    Passionné de sciences occultes, son caractère fantasque tourne peu à peu à la neurasthénie, au point que son frère le ramène à St Quentin, où la population lui fait un triomphe

    Il faut ensuite le faire interner, et il sombre dans la folie avant de mourir
    Dans son dédain pour les représentations mythologiques, Quentin de La Tour a rendu au visage sa place et sa dignité

    Il saisi au vol un regard, un sourire, un reflet, il est un voleur d'âmes

    Le modèle, avec lui, a sa vie propre, aussi modeste soit-elle

    Perfectionniste au-delà du raisonnable, il revient sans cesse à ses oeuvres, reprend le détail, corrige le trait, il s'y perd, s'y épuise

    Il travaille avec acharnement à faire de cette chose si fragile qu'est le pastel une chose impérissable, jusqu'à la manie, jusqu'à gâter des oeuvres admirables pour expérimenter des techniques de fixation

    Obsession bien inutile, les oeuvres qui ont échappé à sa fureur de toujours faire mieux sont aussi fraîches et lumineuses qu'au premier jour

     

     

    Sources : wikipedia

    photos google

     

     

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